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Les Troubles Musculo-squelettiques (TMS)

Mathieu Lemare
30 novembre 2020
Mary-Laure Maxence
30 novembre 2020

Définition Troubles musculo-squelettiques (TMS)

Les Troubles musculo-squelettiques (TMS ) que nous retrouvons aussi sous le nom d’affections périarticulaires, pathologies d’hyper sollicitation ou encore Lésions Attribuables au Travail Répétitif (LATR) recouvrent un large ensemble d’affections qui touchent les tissus mous (muscles, tendons, nerfs, vaisseaux, cartilages) et se traduisent principalement par des douleurs et une gêne fonctionnelle souvent quotidiennes. Donc, les TMS résultent d’un déséquilibre entre les sollicitations biomécaniques et les capacités fonctionnelles de l’opérateur.  

Facteurs de risques des Troubles musculo-squelettiques (TMS)

Les TMS sont le résultat d’action de plusieurs facteurs de risque :

  • les facteurs biomécaniques (gestes répétitifs, postures inconfortables, efforts physiques excessifs, travail statique etc.).
  • les facteurs environnementaux (chocs, vibrations, froid etc.)
  • les facteurs organisationnels (manque de pauses, manque d’alternance entre les tâches, durée de travail excessive etc.)
  • les facteurs psychosociaux (monotonie, stress professionnel etc.)
  • les facteurs individuels (âge, obésité, tabagisme, antécédents personnels, état de santé général etc.)

En effet, tous ces facteurs agissent simultanément et contribuent au développement de la pathologie. Malheureusement, l’état actuel de la connaissance scientifique ne permet pas définir le poids de chaque facteur, ni l’es effets des uns sur les autres. Par conséquent le principe de prévention des TMS consiste à limiter au stricte minimum l’exposition aux facteurs professionnels connus.

Quelques chiffres en France :

En France, les TMS touche principalement trois zones du corps :

  • les membres supérieurs (90%),
  • le dos (7%),
  • les membres inférieurs (2%).

Parmi les membres supérieurs, ce sont les poignets qui sont le plus touchés (38% dont près de ¾ lié au syndrome du canal carpien). Viennent ensuite les épaules (30%) et les coudes (22%) -> source AMELI.

Les troubles musculosquelettiques représentent 87% des maladies professionnelles et 20% des accidents du travail (2,2 Milliards d’euros imputés aux entreprises françaises en 2016). Ce qui en plus du coût humain génèrent la perte de 7,4 millions de journées de travail. 43 000 personnes sont prises en charge chaque année au titre des TMS. Le coût moyen d’un TMS est de 21 000€, sans compter l’arrêt de 200 jours.

Le coût économique des TMS ne se résume pas uniquement à des coûts directs (indemnisation, temps de gestion du dossier, aménagement de poste) pour votre entreprise. Ceux-ci sont estimés entre 100 et 500€/an/salarié touché ou non par un TMS. En plus s’ajouteront des coûts indirects comme la perte de productivité (5 à 10 fois supérieur au coût direct) ainsi que des coûts stratégiques, sans compter le coût humain (souffrances personnelles pour de nombreux salariés).